Longtemps, l’histoire des sciences a été considérée comme celle d’un progrès vers des conceptions plus vraies ; plus récemment a prévalu la thèse d’une « révolution scientifique » imposant vers 1660-1670 de nouvelles normes : observation, expérimentation, recherche de lois de la nature aptes à être décrite au moyen de formules mathématiques. Actuellement, on s’attache à insérer tous les nouveaux savoirs qui s’affirment à l’époque moderne dans leurs contextes culturels, religieux, intellectuels, politiques. On sonde les réseaux des échanges et la porosité du monde des savants à celui des nombreux amateurs. Il en découle une histoire foisonnante, passionnante.