Dans la Physique d’Aristote, la nature est définie comme étant un principe intrinsèque de mouvement et de repos. Cette définition énonce l’ouverture d’un vaste champ d’étude, celui visant les choses pour autant qu’elles sont capables de mouvement. Avec la redécouverte du corpus aristotelicum au XIIIsiècle, un échange dynamique entre les mondes grec, arabe et latin a eu lieu, au terme duquel un décalage dans la notion même du cosmos s’est accompli. Dans ce séminaire, nous examinerons quelques axes centraux des spéculations médiévales sur la nature pour en interroger la portée, la pertinence et l’originalité profonde.