La Première Guerre mondiale (1914-1918) a donné lieu, comme le constatait déjà l’écrivain Georges Duhamel en 1920, à une foisonnante « littérature de témoignage ». Celle-ci a pris des formes variées : récits, journaux, lettres – mais aussi poèmes. Or la poésie française de la Grande Guerre reste méconnue, et parfois même suspecte sur le plan documentaire. Ce séminaire entend ainsi revenir sur ce corpus afin d’interroger les pratiques du poème durant la Première Guerre, en examinant les expériences à la fois singulières et collectives que les textes déploient.
Ce séminaire mettra ainsi en relation des titres canoniques (d’Apollinaire, Cendrars, Cocteau, Éluard, etc.) et des textes souvent minorés (les haïkus de Julien Vocance, les textes engagés d’Henriette Sauret, les anthologies de poètes « amateurs », les textes en français de poètes allophones, etc.) pour réfléchir aux diverses fonctions testimoniales de la poésie.
- Docente: Emilien Sermier