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En 1955, une dizaine d’années après la découverte de la spectaculaire grotte ornée de Lascaux (Dordogne), Georges Bataille ose l’hypothèse selon laquelle l’humanité ne serait pas née dans la Grèce antique, avec le développement de la philosophie, de la science, de la démocratie et de l’art, mais dans l’univers peint et souterrain de Lascaux. Cette thèse, appelée à faire date, invite à interroger les liens, éventuellement consubstantiels, entre art, image et humanité. Dans quelle mesure l’humanité est-elle liée à la faculté des images ou au vouloir de faire de l’art ? Les implications métaphysiques et anthropologiques du problème seront envisagées avec les apports de la théorie critique (Th. W. Adorno) et de la phénoménologie, dans la pluralité de ses orientations : Henri Maldiney, Hans Blumenberg, Hans Jonas, Marie-José Mondzain. La réflexion sur les aspects esthétiques et artistiques du « nœud » entre art, image et humanité sera enrichie par les travaux d’historiens de l’art tels que Horst Bredekamp. Une prise en compte sérieuse du problème préhistorique requiert également de considérer les faits et les hypothèses formulées par les archéologues et préhistoriens dont un choix de textes sera proposé. Enfin, en raison de l’importante actualité éditoriale autour de la préhistoire, la présentation et discussion d’auteurs devenus classiques sera enrichie par celles de travaux récents, tels que ceux de Philippe Grosos invitant la philosophie à « risquer » de penser la préhistoire ou d’Audrey Rieber, dans une perspective épistémologique cette fois.

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