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Les réflexions sur la vertu (aretê) et la vie bonne et heureuse (eudaimona) sont au centre de l’éthique stoïcienne. Les stoïciens suivent ainsi la plupart des éthiques antiques, qui sont pour cette raison souvent qualifiées « d’éthiques eudaimonistes ». Cela implique, premièrement, que le point de départ de la réflexion est la vie heureuse (en quoi consiste la vie heureuse et comment l’atteindre ?), et, deuxièmement, que la vertu est la condition principale d’une vie heureuse. Dans les discussions philosophiques en Antiquité, il n’y avait toutefois pas de consensus sur ce qu’il fallait entendre exactement par une vie heureuse et par la vertu ; le lien exact entre la vertu et le bonheur était également controversé. Dans ce débat, les stoïciens ont développé des points de vue provocateurs qui vont à l’encontre des conceptions quotidiennes. C’est pourquoi de nombreux aspects de leur théorie ont été considérés de manière très critique dès l’Antiquité.

L’un des principes centraux de l’éthique stoïcienne est que la vertu n’est pas seulement la condition la plus importante, mais la seule condition d’une vie heureuse. Ni la santé ou la maladie, ni la richesse ou la pauvreté, ni même la mort d’une personne proche n’ont d'importance par rapport à la vertu. La personne vertueuse peut mener une vie heureuse même dans les circonstances les plus défavorables. Elle n’éprouve aucune émotion face aux choses qui ne jouent aucun rôle dans la vie heureuse : La personne heureuse ne désire pas la richesse, elle ne craint pas la maladie ou la mort des personnes proches ; elle ne regrette même pas la mort de son propre enfant.

Dès l’Antiquité, beaucoup d’auteurs considéraient cet idéal comme intenable et irréaliste. Dans ce contexte, il est d’autant plus étonnant que l’approche exigeante et sévère des stoïciens exerce malgré tout une grande force d’attraction sur beaucoup et jusqu’à nos jours. Il suffit de jeter un coup d’œil dans une librairie de gare pour se faire une idée de la haute conjoncture des guides de vie stoïques. Ceux-ci, tout comme leurs modèles issus des stoïciens romaines, donnent une idée des exercices intellectuels et des réflexions qui doivent permettre de former le caractère et d’organiser la vie selon les principes stoïciens. Aujourd’hui encore, la thérapie béhavioriste applique par exemple le principe selon lequel nos émotions ne sont pas causées par des choses ou des événements extérieurs, mais par nos attitudes à leur égard. Ceci reprend la théorie stoïcienne des émotions.

Au cours du séminaire, nous nous pencherons sur différents textes relatifs à l’éthique stoïcienne et nous jetterons également un regard exemplaire sur la réception de l’éthique stoïcienne. Dans les sources de l’éthique stoïcienne, la théorie est généralement divisée en différents thèmes. En voici quelques-uns : Les impulsions, les vertus, les biens et les valeurs, les émotions, les actions appropriées et le but général de la vie, le sage ou la sagesse et la théorie sociale cosmopolitaine.

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