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À partir de la Renaissance, les formes artistiques, en particulier dans le médium pictural, identifiées comme d’origine « grecque », c’est‑à‑dire « byzantine », ont longtemps été méprisées et accusées d’avoir ralenti ou détourné le développement des arts en Occident. De manière générale, il s’est agi d’une dévalorisation de l’art médiéval dans son ensemble, caractérisé comme dépourvu d’originalité et enfermé dans des formules répétitives. Ces stéréotypes, qui subsistent jusqu’à nos jours, contrastent avec la perception que l’on a eue pendant des siècles des arts associés à Constantinople, considérés comme la véritable mesure à laquelle les artistes « latins », mais aussi leurs collègues actifs en Scandinavie, dans la Rus’ de Kiev, en Géorgie et en Arménie, au sein des communautés chrétiennes du Moyen‑Orient et même dans les mondes de l’islam, étaient appelés à se confronter. Ils voyaient dans ce modèle une mesure absolue de beauté, de maîtrise technique, d’autorité religieuse et politique, ainsi que d’efficacité mimétique.

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