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M

Masculin générique

On appelle « masculin générique » (ou masculin universel) l’usage de la forme grammaticale masculine pour désigner aussi bien des femmes que des hommes. Par exemple :
  • les citoyens de ce pays (pour les citoyennes et les citoyens)
  • l’électeur (pour l’électorat aussi bien féminin que masculin)
  • les professeurs de l’université (pour les femmes et les hommes professeur-e-s)
  • le ministre (pour une femme ministre)
Dans le cas du masculin générique, l’usage des formes grammaticales masculines pour les substantifs et les pronoms fait abstraction des personnes concrètes. Dès la fin des années 1970, cet usage a fait l’objet de critiques de la part de la linguistique féministe. Aujourd’hui, la plupart des institutions dans le domaine de la culture et de la formation préconisent l’usage du langage épicène.



Mixité dans l’éducation

L’introduction de la mixité dans l’enseignement secondaire supérieur a principalement été envisagée dans une perspective de progrès social et de démocratisation de l’enseignement. Néanmoins, dans les pays anglo-saxons et germanophones à partir des années 1980, des voix critiques se sont fait entendre sur les effets négatifs de la mixité à l’école : en effet, la mixité ne menait pas nécessairement à l’égalité des chances pour les garçons et les filles (Burgess 1990). Ce débat n’a atteint la France que beaucoup plus tard (Delley 1998, Mosconi 2004).
Basés sur la recherche en éducation, les aspects suivants sont mis en avant: 

  • les manuels scolaires sont toujours fortement dominés par les figures masculines;
  • les interactions dans l’enseignement ont souvent un impact négatif sur les filles (cf. interactions entre enseignant-e et étudiant-e-s);
  • les comportements stéréotypés des filles et des garçons se trouvent renforcés;
  • l’éventail des choix professionnels et d’études des garçons et des filles se voit réduit.
D’autre part, les expériences faites dans certains contextes d’éducation non-mixtes suggèrent que les performances des femmes en mathématiques et en sciences sont supérieures et que leurs choix d’études sont plus larges que dans les établissements mixtes (Teubner 1997a ; Zagefka 1997).
La mixité dans le domaine de l’éducation n'en est cependant pas remise en cause pour autant. On estime toutefois que des stratégies doivent être mises en œuvre afin de parer aux effets négatifs de la mixité et de réaliser l’égalité entre filles et garçons dans le domaine de la formation. L'une d'elles consiste à mener ouvertement une réflexion autour de la mixité, tandis que l'autre revient à proposer ponctuellement des espaces éducatifs non-mixtes.

» Bibliographie